lundi 10 octobre 2011

À nous le Pérou!

Retour vers la côte Pacifique, à Lima, capitale péruvienne.
Trois jours sont à notre disposition pour visiter cette ville avant de rejoindre Cusco.
Durant ce court séjour, nous avons vraiment eu l'impression d'avoir la tête plongée dans un verre de lait 24/24h...




C'est la saison, paraît-il, qui veut ça. Nous sommes à la fin de l'hiver. Les cures de vitamines pour parer au manque de soleil sont ici incontournables!


Nous débarquons à minuit à l'aéroport de Lima, y stockons un maximum de bagages pour vadrouiller  léger en ville.
Direction  Miraflores, le quartier chic de la capitale, à 10 minutes à pied du site de vol, en bordure de mer.
C'est Maurice Mathey (qui au grand hazard a des orginines valaisannes... avec un nom pareil...), un ami péruvien de Paula la colombienne, qui nous accueille dans l'immense appartement inhabité de ses parents.




Le quartier de Miraflores
aux influences européennes


Petit aperçu de l'appartement
de Maurice




Maurice, est parachutiste, parapentiste, deltaplaniste et pilote de mongolfière! C'est à coup de "salud" à la bière qu'il nous reçoit après avoir été réveillé par notre arrivée à 1h du matin! Jusqu'à 4h, nous faisons connaissance. Notre séjour commence bien...


Le lendemain, nous partons nos parapentes sur le dos...
Au dessus de nous, un parapentiste fait deux aller-retour sur les falaises en frôlant les buildings de Miraflores. Puis coule comme une pierre pour s'échouer sur la plage. Bref, le vent est tombé, aujourd'hui, nous ne volerons pas.
Place au Pisco!




Maurice nous embarque dans un restaurant à deux pas du site de vol, histoire de garder un oeil sur le décollage au cas ou le vent se lèverait.
Nous commandons la spécialité du coin, un Cevice et du Pisco. Une véritable découverte!!!
Le Cevice est avec le recul ce que nous avons mangé de meilleur au Pérou. Si l'on en trouve un peu partout sur la côte sud américaine, les péruviens excellent en la matière. Il s'agit d'un plat préparé à base de divers poissons crus marinés dans du jus de citron qui cuit le poisson. Servi dans différentes sauces, il s'accompagne la plupart du temps de patates douces et de maïs. Tout est servi froid.



Le pisco, est une autre révélation... Boisson nationale, c'est une véritable institution au Pérou. Le pisco est un alcool de raisin, la plupart du temps il est servi en cocktail, en "Pisco Sour". Composé de pisco, de jus de citron, de sucre de canne et d'un blanc d'oeuf pour le côté mousseux, c'est délicieux, mais il faut s'en méfier ça fait vite tourner la tête!















Le soir, Maurice nous convie chez son ami Fred. Fred est parachutiste/parapentiste, il fête ses retrouvailles avec son épouse américaine. Couple moderne ou particulier, ils ne vivent pas ensemble... Lui au Pérou, elle en Floride, ils se retrouvent quand ils peuvent aux quatre coins du globe. Ce qui les rassemble: la chute libre...


Fred et son épouse réalisent régulièrement des records en chute libre...
Sur la photos ci-dessous:  ils sont, sauf erreur, 400 parachutistes, les meilleurs du monde, à réaliser cette figure. Une telle performance demande une technique de pointe.


Next project:  battre le dernier record! 



le lendemain, le réveil est dure, la tête est lourde. Ca tombe bien, il pleut! Nous faisons donc notre deuil de parapente à Lima et choisissons de prendre un bus touristique pour faire une visite de la ville efficace.
Nous entr'apercevons de la manière la plus frustrante qu'il soit, une ville moderne, décontractée et chargée d'histoire. Mais je déconseille vivement ces bus touristiques. C'est pire que d'être devant son téléviseur. Bref nous avons tenu jusqu'au bout puis sommes retournés au centre pour errer dans les rues, boire un café et se faire un petit restau.


Les petits vieux refont
le monde dans les cafés



Lima, "Ville des Rois", fut fondée en 1535 par le conquistador Francisco Pizarro. Son architecture coloniale lui a valu d'être déclarée Patrimoine culturel de l'humanité par l'UNESCO en 1997.
Voici quelques images...

Le trafic du centre ville





Des pistes cyclables
sont aménagées un peu partout
dans Lima











Sur la Plaza Mayor

Voici la cathédrale de Lima sur la Plaza Mayor. La première pierre fut posée 1535 selon certaines sources par Pizzarro.









Les catacombes de la cathédrale de Lima ont dévoilé la tombe de Pizzarro. Depuis sa momie repose dans l'une des chapelle de la cathédrale. 


Puis nous sommes allés à Barranco, quartier bohème et berceau d'artistes, il se distingue par sa vie nocturne, ses bars, ses restaurants et ses disco que nous avons tester avec mesure... 
Ce coin de la ville est bourré de charme.


Le parc de l'amour




Nous en avons terminé avec Lima. Finalement c'est peut-être une chance de ne pas avoir voler, vu nos rencontres arrosées. Maintenant nous allons devoir mener une vie plus saine pour affronter les hauts plateaux... En route pour Cusco!





mardi 4 octobre 2011

Colombia, la suite...



Disons que bon... Notre blog a du retard. Nous allons donc essayer de faire bref, histoire de se mettre enfin à jour. 


ANSERMANUEVO:
Après Apia, nous débarquons à Ansermanuevo pour... y faire du parapente. Situé entre les cordillères Occidentale et Centrale, ce site de vol est l'un des plus réputé de Colombie.





Pas touristique pour un sou, l'acceuil y est à nouveau très agréable et les prix vont de pair. Les après-midi, les bistrots sont bondés par la population du troisième âge. Les petits vieux ici ont la classe. Chaussures cirées, coiffés de leur Panama, ils sirotent leur café ou bière et joue au billard colombien (sur ces table, il n'y a pas de trous et seulement trois boules).






Après avoir serpenté les rues pentues du village, nous retrouvons finalement notre ami Alejandro aussi rencontré à Pereira.
La route pour le décollage se fait en Jeep-taxi, remplie à craquer, il faut bien s'accrocher, c'est du tout terrain, et notre chauffeur n'y va pas de main morte.


Dernier petit bout
à pied au travers
des plantations
de café.




Le décollage est gardienné, entretenu et donc payant.




Le terrain se trouve sur une colline, le gazon est tondu, pas de problème donc pour s'envoyer en l'air!
Au loin un orage menace, mais il ne viendra pas vers nous... 





Alejandro en action

Le vol fut pur plaisir mais attention ici les thermiques sont forts, les plafonds hauts, une fois en l'air, il faut s'accrocher! 



À l'atterrissage,
comme de coutume,
les enfants
plieurs de voiles
sont là...
en attendant de
devenir peut-être
un jour eux même
pilotes.

Nous ne faisons pas de vieux os à Ansermanuevo, même si l'envie ne manque pas. Mais le temps est compté, la date de notre vol pour le Pérou est fixée... Il nous reste une semaine pour voir encore un peu du pays.


CALI:
Puis direction la mecque de la Salsa, Cali!
En penettrant cette ville notre première impression n'est pas des meilleures. Une multitude d'odeurs nauséabondes viennent châtier nos naseaux. Un doux mélange de chimie, de souffre et d'ordures parfument les aires. Troisième ville de Colombie après Bogotá et Medellin, elle est sans aucun doute la plus industrielle.
Une fois au centre, ces désagréments s'estompent pour dévoiler une ville métissée entre cultures afros et indigènes.
Cali présente quelques attraits touristiques ( églises,  vieille ville de  San Antonio, marchés, etc...) Mais notre motif réel, est d'y danser. Réputée pour ses "salsotecas" et sa Salsa, ce sera notre objectif "number one"!









Mission accomplie, nos avons eu notre dose de Salsa. Le détour en vaut la peine.
Le Barrio de Juanchito est "the place to be". Chaque soir, les rois de la piste s'y donnent rendez-vous. On nous avait déconseillé d'y aller, trop dangereux selon certains. Mais en vérité, il n'y a pas de quoi s'affoler, c'est populaire mais pas pour autant mal fréquenté. Une rue principale aligne les salsotecas, nous avons choisi le club mythique " El Chango". Une énorme boîte avec deux pistes de danse remplie à craquer de gens qui viennent exclusivement là pour danser!!!


Notre objectif "number two" à Cali est d'aller voler.
Il faut quand même compté 50 minutes de route pour aller à El Cerrito Valle.
Ce site de vol est vraiment chouette. Une bonne équipe nous accueille et nous guide.











Comme d'habitude,les Jeep se chargent de nous mener au décollage.












Les vols ici sont thermiques. Possibilités multiples d'y faire du cross tout au long de l'année (comme partout dans la Vallée de Cauca).


À l'aterrissage, c'est la surprise. Des centaines de cerfs-volants flottent dans les aires. Nous sommes au mois d'août, le mois du vent. Toutes les familles des environs sont venues célébrer cette époque.













Les gens viennent en voiture, à cheval, en taxi ou en shivas, bus traditionnel
colombien.
 Il y a foule!


SOPO:
Puis retour sur Bogota, plus précisément Sopo, à quelques kilomètres. Objectif: voler, voler, voler...













Mais les conditions pour voler sont catastrophiques... Il ne cesse de pleuvoir.
Nous passons deux nuits chez Paula, notre amie colombienne rencontrée à Bucaramanga.




Durant trois jours, nous essayons de voler mais la météo ne nous fait pas de cadeaux.











Nous rencontrons par l'intermédiaire de Paula, Manuel, un jeune
parapentiste vivant de ses vols en biplaces.

Nous nous contenteront de le regarder voler jusqu'à la plaine entre deux averses.












Nous profitons de cette météo  pour visiter les environs en compagnie de Manuel.
Zipaquirà se trouve à 20 minutes de Sopo, à une cinquantaine de km de la capitale. Située à 2'659 mètres d'altitude, cette ville coloniale est bourrée de charme et abrite un joyau architectural: La cathédrale de sel.




Nous pénétrons dans les entrailles de la terre pour visiter ce lieu sacré. Car cette cathédrale se trouve dans les sous-sols d'une mine colossale de sel. 
Tout commença dans les années 30 avec la construction d'une chapelle souterraine par les mineurs pour leur bénédiction et leur protection. 
Menacée d'effondrement, elle dut fermer ses portes en 1992.



Un concours d'architecture fut alors lancé pour la construction d'une cathédrale cette fois-ci, dans les galeries de la mine à un emplacement moins risqué. C'est le projet d'un architecte originaire de Bogotà, Roswell Gravito Pearl, qui l'emporta.
En 1995, la nouvelle cathédrale fut innaugurée à 60 mètres en dessous de l'ancienne, à 180 m sous terre. Pour la construire, 250 000 tonnes de roches de sel ont été extraites. Cette mine est la plus importante réserve de roche de sel dans le monde.


Au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans les profondeurs, une odeur minérale nous enveloppe. L'obscurité prend place. Nous parcourront le chemin de croix, certains détails sont mis en valeur par des jeux de lumière. Ils débouchent sur trois nefs : celle de la naissance et du baptême, celle de la vie et de la mort, et celle de la résurrection, chacune avec son autel.
Aujourd'hui cette cathédrale a été classée première merveille colombienne. Unique en son genre, elle constitue une pièce importante du patrimoine culturel et religieux colombien.




Cette accumulation de sel en pleine cordillère colombienne orientale s'est formée il y a 70 millions d'années. Une mer intérieure recouvrait alors toute la région. Quand la cordillère orientale s'est formée, cette mer s'est asséchée pour laisser un énorme dépôt de sel recouvert par de la terre et de la boue solidifié avec les siècles en roches de sel.
Son exploitation quant à elle, remonte au temps précolombien. Les Muiscas sont les premiers à bénéficier de cet énorme gisement de sel. Grâce à son exploitation ils deviennent l'une des sociétés préhispaniques les plus prospères de leur temps.

Aujourd'hui la mine continue d'être exploitée. Accrochez-vous bien: 400 tonnes de sel sont extrait quotidiennement!


Pour clôturer notre séjour en Colombie, quoi de mieux qu'une bonne petite fiesta! La famille de Paula, nous convie à un repas bien arrosé, viva Colombia! 


Nous quittons la Colombie la larme à l'oeil.
Ce pays nous a enchanté. La chaleur de ses habitants est impressionnante. Pas une seul fois nous avons été mal reçu. 
Sa situation géographique aussi est d'une richesse exceptionnelle, située entre mer des Caraïbes, océan Pacifique, les Andes et l'Amazonie, la diversité des paysages et des ethnies est gigantesque.


nous n'avons jamais rencontré de problème. Pour le touriste, tout est facile. Les transports sont bons marchés et très développés, le coût de la vie en générale a fait bon ménage avec notre budget.


Certes, il y a des endroits à ne pas fréquenter, des régions où les conflits sont toujours réels, mais nous n'avons rien vu de cette réalité. Les médias nationaux en parlent beaucoup, mais finalement une grande partie de la Colombie n'est plus concernée et la grande majorité de la population souhaite tourner la page et ne plus en entendre parler.